Bienvenue en 2026 !
En quête d'Harmonie
Chère lectrice, cher lecteur,
Avant toute chose, permettez-moi de vous souhaiter une merveilleuse année 2026.
Que la santé vous soit fidèle, que la joie vous accompagne, et que l’élévation spirituelle demeure votre but ultime.
Pour le reste… nous prendrons ce qui vient, comme ça vient.
Et cela n’a pas tardé.
À peine avions-nous eu le temps de digérer le chapon de Noël que l’appareil médiatique s’est chargé de nous ramener brutalement à sa vision du monde :
Une icône de la beauté des années 70 s’en est allée. Bye-bye B.B !
Un incendie dans une discothèque en Suisse a fait plusieurs dizaines de morts parmi des jeunes.
Et, sur le plan géopolitique, Maduro arrêté par Trump, sous fond de narcotrafic et de pétrodollars.
Vous en voulez encore ?
Non merci.
Nous le répétons souvent ici : il est inutile de se laisser intérieurement brasser par l’actualité, au risque de perdre pied, de sombrer, de se dissoudre dans le flux.
Si vous voulez un bon conseil pour cette nouvelle année : ne consultez les nouvelles qu’une fois par semaine - c’est largement suffisant…
Au-delà, c’est de la boulimie, qui peut conduire à une intoxication énergétique sévère.
Ce lundi, j’ai repris la méditation du matin.
Je dois avouer qu’en période de vacances, j’ai eu du mal à tenir ma routine. Et cela s’est ressenti sans faute ce matin :
Un mental assailli de pensées anarchiques.
Des difficultés à se recentrer.
Des rappels constant des choses à faire en ce jour de rentrée.
Aucune profondeur.
Rien d’anormal. Cela ira mieux demain.
Pendant ces vacances, j’ai dévoré deux livres :
Le premier était un commentaire autour du Livre Rouge de Carl Gustav Jung, dont je devrais interviewer l’auteur dans les prochaines semaines. Nous y reviendrons.
Le second traitait de la phénoménologie de la musique selon le chef d’orchestre roumain Sergiu Celibidache. Celibidache a vécu deux grandes révélations dans sa vie :
La première lui fut transmise par l’un de ses maîtres allemands, qui brisa net les ailes d’un succès facile en lui lançant un jour :
« Vous êtes un idiot. Vous ne comprenez rien à la musique. »
La seconde survint lorsqu’il entra en contact avec l’esprit du zen, et plus précisément avec cette notion centrale que les Orientaux nomment one-pointedness : l’unification de l’attention.
Celibidache fut l’un des plus grands défenseurs de la Musique — avec un M majuscule.
Il en a redéfini le périmètre, bien au-delà de ce que nous appelons communément des sons ou des fréquences.
Pour lui, la musique, comme la vie, se déploie sur plusieurs plans de réalité.
Et ce n’est que lorsqu’on comprend qu’elle vibre jusque dans les plans invisibles — psychiques, subtils, voire spirituels — que l’on peut commencer à la saisir dans sa globalité.
Pour ce chef d’orchestre, la musique n’était pas faite pour être belle.
Elle était faite pour être vraie.
Le plus beau compliment qu’on pouvait lui adresser n’était ni sentimental ni esthétique. C’était simplement :
« C’est vrai. »
Une œuvre musicale n’est jamais figée dans un tempo. Elle est vivante.
Elle est une fulgurance, inscrite dans un temps et un lieu donnés.
Un enchaînement d’intervalles où chaque instant découle du précédent et appelle le suivant, selon un ordre qui relève du Logos.
Déjà, Héraclite l’avait formulé ainsi :
« L’harmonie invisible est supérieure à l’harmonie visible. »
C’est précisément à cette harmonie inapparente que Celibidache a consacré une grande partie de sa vie.
Pourquoi est-ce si important aujourd’hui ?
Parce qu’entre la musique et la vie, il y a la même conscience à l’œuvre.
Et tout ce que Celibidache a défendu dans son art me semble être le combat que nous devons mener collectivement.
Nous devrions nous demander :
comment s’établit cette harmonie invisible,
comment elle se désorganise,
et comment, en la rétablissant, nous pourrions remettre de l’ordre dans l’apparent — dans nos vies, dans nos sociétés.
Vivre uniquement à la surface des choses, c’est arriver constamment après la bataille.
Comme ces pompiers arrivés quelques minutes après l’incendie en Suisse, confrontés à l’irréparable.
Pourquoi cette tragédie, d’un point de vue symbolique ?
Parce qu’un jour, nous avons jugé acceptable d’enfermer des jeunes dans des lieux clos,
de les intoxiquer à l’alcool, et de les abrutir avec des sons violents, sans aucune âme.
Nous avons profité de leur candeur. De leur passion juvénile.
De leur besoin fondamental de se sentir proches, reliés, UN avec leur génération.
Et la réponse que nous leur avons offerte fut une réponse maléfique.
On les a mis en boîte. Pour l’argent.
Peut-être n’est-ce pas un hasard si tant de boîtes de nuit sont situées en sous-sol…
plus proches du bas astral que des hauteurs…
Si après ça vous connaissez un gérant de boite de nuit qui arrive à se regarder dans le miroir, priez pour lui !
Dans ce drame, un témoignage lumineux a pourtant émergé.
Celui d’un jeune homme qui, voyant l’issue impossible, ne s’est pas joint à la panique.
Il s’est assis. Une croix dans les mains. Et il s’est mis à prier.
Il s’en est sorti.
Si de tels drames pouvaient au moins nous aider à remettre de l’ordre dans nos idées, alors ces vies fauchées trop tôt ne l’auraient pas été en vain.
Comme le pensait le génial chef d’orchestre : la fin et le début doivent être contenus dans le moment présent…
Alors, quand bien même la vie nous confronte à des événements abominables, il ne tient qu’à nous — à notre chef intérieur — d’accorder l’orchestre, afin que la musique du monde retrouve un jour sa justesse et son harmonie.
Je souhaite que cette année 2026 permette à ces vérités de toucher le cœur des femmes et des hommes en responsabilité.
Il y a trop de choses que nous faisions “avant” et qui n’ont plus aucun sens aujourd’hui.
Les énergies ont changé. Le temps presse.
Il faut prendre le train en marche.
Et cette année 2026 nous y invite avec insistance.
Mais pour que cela ne reste pas un vœu pieux, il faut que chacun prenne ses responsabilités et ait conscience de sa part dans la diffusion du Plan divin.
Comme dans la musique de Celibidache, il existe un Logos à suivre, une intelligence de l’Ordre, pour vivre en harmonie avec les Lois de la nature et de l’univers.
Cet Ordre divin ne nous est pas imposé. Il nous revient de lui donner sa juste place dans nos vies — individuellement, intérieurement, et indépendamment des jeux de pouvoir.
Car la Lumière ne se diffuse pas par le suffrage universel… ni même par coup d’Etat.
Elle se transmet verticalement depuis la Source et horizontalement d’âme à âme.
Cela signifie que votre rayonnement et votre influence ici-bas sont immenses, même si vous n’avez aucune tribune politique.
Ce que nous pouvons réellement maîtriser, c’est notre rapport à la Vie.
Ne la consommons pas comme un film que l’on regarde passivement, assis dans une salle obscure.
Redevenons des acteurs — ou des actrices — et vivons pleinement les aventures qu’elle ne manquera pas de nous offrir.
Faites-le pour vous.
Faites-le pour tous.
C’est maintenant.
Olivier



Merci Olivier 🙏
Belle & Bonne Année 2026 à
vous🪶 🫶🪽
Très beau, très juste, très vrai, lumineux quoi...Merci Olivier