À Washington, des élus réclament la divulgation totale sur l'existence de civilisations E.T.
Compte-rendu de la dernière conférence de presse
Lors d’une conférence de presse au Capitole, des membres du Congrès américain, des lanceurs d’alerte et des journalistes ont appelé le président Trump à déclassifier l’ensemble des dossiers liés aux UAP — y compris ceux évoquant de présumées « entités non humaines ».
C’est une scène encore impensable il y a quelques années. Devant les caméras, plusieurs élus du Congrès américain, entourés d’anciens militaires et de lanceurs d’alerte, ont exigé la transparence complète du gouvernement fédéral sur les phénomènes aériens non identifiés (UAP, selon l’acronyme anglais qui a remplacé celui d’OVNI).
Une « task force » au cœur du dispositif
La conférence était menée par la représentante Anna Paulina Luna, qui préside la commission parlementaire sur la déclassification des secrets fédéraux. À ses côtés, les représentants Eric Burlison, Tim Burchett, Scott Perry et le démocrate Jared Moskowitz — preuve que le sujet transcende, fait rare, les clivages partisans.
Les élus ont salué la directive du président Trump ordonnant la publication des dossiers UAP, tout en dénonçant l’obstruction persistante de certaines agences de renseignement. « Cette information n’appartient pas au gouvernement, elle appartient au peuple américain », a martelé Eric Burlison, qui a décrit une culture du secret où « même des présidents ont été tenus à l’écart » de certains programmes. Tim Burchett, fidèle à son franc-parler, a dénoncé « une dissimulation qui dure depuis au moins 1947 » et s’est interrogé sur les milliards de dollars de dépenses opaques du Pentagone.
L’affaire de Varginha relancée
Le journaliste documentariste James Fox a ouvert la conférence en évoquant un dossier qu’il dit avoir enquêté pendant seize ans : l’incident de Varginha, au Brésil, en 1996. Selon de multiples témoins brésiliens, des êtres « non humains » y auraient été capturés puis transférés aux États-Unis. Fait notable, l’ancien ministre brésilien de la Défense Aldo Rebelo aurait récemment confirmé la réalité de l’incident, déclarant que si Washington publiait ses informations, le Brésil pourrait faire de même.
Le témoignage de David Grusch
Figure centrale de l’événement, David Grusch, ancien officier du renseignement de l’US Air Force, avait témoigné sous serment devant le Congrès en 2023 au sujet de présumés programmes secrets de récupération d’engins « d’origine non humaine », incluant selon lui des « éléments biologiques non humains ». Il affirme aujourd’hui avoir fait l’objet, après ce témoignage, d’une tentative d’enquête pour divulgation non autorisée au titre de l’Espionage Act — un sort qui illustre, selon lui, l’urgence de protéger les lanceurs d’alerte. Il a également dénoncé des « caisses noires se chiffrant en milliards de dollars » alimentant ces activités hors de tout contrôle parlementaire.
La journaliste Leslie Kean, co-autrice de l’article du New York Times de 2017 qui avait relancé le débat public sur les UAP, a pour sa part appelé à déplacer le curseur de la technologie vers la biologie :
« La connaissance de l’existence d’une autre forme de vie n’appartient à aucun gouvernement. Elle appartient à l’humanité tout entière. »
Et maintenant ?
La commission a annoncé une prochaine réunion à la Maison-Blanche pour obtenir une immunité — temporaire ou permanente — en faveur des lanceurs d’alerte qui révéleraient la localisation d’engins ou de technologies avancées. Les élus ont aussi lancé un appel international, invitant les autres pays à suivre l’exemple américain.
Il convient de rappeler que les affirmations les plus spectaculaires — engins récupérés, êtres non humains — demeurent à ce jour des témoignages non corroborés par des preuves matérielles rendues publiques. C’est précisément, répondent les intéressés, ce que la déclassification réclamée permettrait de trancher.
« La réalité ne devrait pas être classifiée », a résumé James Fox.


